Trop d’amalgames sur la personne de l’ancien ministre d’Etat Adji Otèth Ayassor, pas un pestiféré

Bien avant le 1er août 2016, l’ancien ministre d’Etat de l’économie et des finances et certains ministres ‘’marqués’’ étaient les hommes à abattre. Tout est dit sur eux et ont même été à plusieurs reprises évincés du gouvernement par les bons soins de ces gens qui ont juré avoir leur scalp.

C’est pourquoi, depuis le 1er août suite au réaménagement technique qui a consacré la sortie de l’équipe de Klassou du ministre d’Etat Adji Otèth Ayassor, les Togolais ont été littéralement abreuvés par des histoires invraisemblables sur l’ancien argentier. C’est tellement surréaliste qu’on se croirait vivre une fiction. A chacun sa petite histoire qu’il saupoudre d’ingrédients pour lui donner un peu de piquant rien que créer la sensation.
Si l’ancien ministre n’est pas saint, il n’est non plus le diable que d’aucuns essaient de faire passer pour le pis des ministres que le Togo ait connus. Ainsi, après les folles allégations allant des malversations, à sa place qui doit être en prison, de maraboutage ; à présent la trouvaille c’est les prétendues déconvenues survenues au salon VIP de l’aérogare Gnassingbé Eyadema. Cette autre séquence à nous servie ne relève pas du hasard, c’est la droite ligne de ce qui avait été précédemment concocté sur le ministre d’Etat.

Ce nouvel épisode du salon VIP du long feuilleton sur Ayassor a tout simplement fait flop parce que d’après nos recoupements auprès des services compétents à l’aérogare, rien de cela n’a eu lieu. Cette humiliation dont on fait cas ne s’est jamais produite et se révèle comme la résultante de la trop fertile imagination de certains. De quoi est-il réellement question? Les formalités ont été faites par le protocole du ministre et les trois personnalités citées étaient bien présentes au salon VIP mais enjoindre à Ayassor de quitter le salon VIP n’a pas eu lieu en aucun moment.

Le ministre Adji Otèth Ayassor à ce que l’on sache n’est pas un pestiféré qui n’a pas place au sein de notre communauté. Le réaménagement technique qui a consacré la sortie d’Ayassor du gouvernement après presqu’une décennie de présence au même poste n’est nullement une déchéance qui, doit assombrir définitivement l’horizon de l’ancien ministre et lui faire perdre tous les honneurs. Cette déconcertante facilité qu’ont certains de tirer sur les ambulances ne nous surprend guère. Ce sont les habitudes de la maison et certaines carapaces sont suffisamment blindées pour se laisser atteindre pour peu.

Par ailleurs, sur un autre registre, si Ayassor était en délicatesse avec qui l’on sait, il ne devrait même pas disposer de son passeport et même effectuer un voyage en dehors de nos frontières. Alors, trêve de spéculation.

S’agissant du dossier Antaser, il est délicat et c’est pour permettre à l’Etat d’avoir droit à ce qui devrait lui revenir que l’onction a été donnée à cette structure d’opérer. Plusieurs centaines de millions ont renfloué les caisses rien que par les activités d’Antaser. Le lien établi avec le conseiller Tchouko nous paraît osé. Ce n’est pas Ayassor qui a introduit Tchouko au président de la République. Les circonstances dans lesquelles les deux hommes se sont connus et appréciés, Ayassor ne le saurait pas. Faure a fait de Tchouko son conseiller et a décidé de lui retirer sa confiance. C’est le droit absolu du Chef de l’Etat de faire et de défaire ses liens avec ses collaborateurs.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *