Togo: troisième mandat pour Faure Gnassingbé

Sa victoire, avec 58,77% des voix, a été confirmée ce dimanche 3 mai par le Conseil constitutionnel. le président Faure Gnassingbé a donc réussi à se faire réélire pour un troisième mandat à la tête du togo.

Portrait du président FAURE

Et de 3 ! A 49 ans, Faure Gnassingbé poursuit la longue saga de sa famille au pouvoir au Togo depuis près d’un demi-siècle. Son élection qui a été contestée un temps par le principal candidat de l’opposition Jean-Pierre Fabre, vient d’être confirmée par le Conseil constitutionnel. Les observateurs des Nations unies ont pour leur part déclaré l’élection « crédible », « libre et transparente ».

« Moderne, habile et fin tacticien »

Que sait-on du président-élu ? Faure Gnassingbé est l’un des fils du général Gnassingbé Eyadema qui a présidé sur la destinée de Togo pendant 38 ans. L’homme est tout le contraire de son père.

Son fils, formé à l’université Dauphine, à Paris, et titulaire d’un MBA de l’université George Washington, aux Etats-Unis, est un homme politique « moderne, habile et fin tacticien », selon un journaliste local. Durant ses deux mandats, il aura cherché à faire oublier sa filiation .

Sa chance, une opposition fragmentée et désunie, même sur la question du troisième mandat du président sortant. En juin 2014, le projet de loi visant à limiter le nombre de mandats présidentiels a été rejeté par le Parlement, ouvrant la voie à la candidature de Faure.

Tout au long de la campagne électorale, celui-ci a défendu son bilan d’un Togo qu’il veut fort et moderne. Il a rappelé que le pays dont il a hérité de son père n’est plus le même aujourd’hui.

En effet, la vie politique a été transformée au cours de la décennie écoulée grâce à un multipartisme vibrant et une relative liberté de la presse.

Des avancées qui ont conduit la communauté internationale à lever les sanctions imposées en 1993 pour « déficit démocratique ». « Son prochain mandat sera dédié aux réformes sociales, avec la mise en place des infrastructures au service des plus faibles », explique l’un de ses proches.

La réorganisation de la vie politique locale reste une des autres priorités du troisième mandat qui s’ouvre. Le pays n’a pas de maires depuis plus de dix ans.

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