Togo/ Qui en veut au Ministre Ayassor ?

           Le mardi dernier, sur une radio de la place, des leaders d’opinion s’en sont vertement pris au Ministre Adji Otteh Ayassor, ministre togolais de l’Economie et des Finances. Ils se sont non seulement attaqué à son bilan à ce poste stratégique, mais aussi à sa personnalité. Ces critiques nous ont interpellés et nous avons cherché à y voir de plus près. Le décor est tout autre. Contrairement à ce qui est défendu par ces hommes de médias, c’est carrément une autre facette de l’homme que nous avons découverte, une facette axée sur la rigueur et l’orthodoxie financière, qui ont pour résultat la bonne santé de l’économie togolaise.
            Les détracteurs du Ministre l’ont accusé d’une gestion parcimonieuse de son portefeuille, allant jusqu’à l’accuser d’avoir fait de son cabinet une colonie des ressortissants de son village Défalé qui est dans la préfecture de Doufelgou, contrairement à ceux qui pensent que le ministre Ayassor est de la Kéran. Une descente dans les méandres du ministère nous a plutôt permis de constater que les employés qui y officient viennent de toutes les régions du Togo et que le recrutement se fait plutôt sur la base des compétences que sur les relations familiales. A cet effet nous publierons dans les prochains jours la liste du personnel du cabinet pour que l’opinion soit située.
            On lui fait aussi le procès de s’immiscer dans la passation des marchés publics et d’user des prérogatives que lui confère son statut de ministre pour passer les marchés gré à gré à des proches parents ou amis. Il est de notoriété publique que le mécanisme de passation des marchés publics au Togo est régi par des lois et . La passation des marchés publics relève plutôt des compétences de l’Autorité de Réglementation des Marchés Publics qui coordonne tout le processus avec l’Autorité Contractante(autorité qui lance l’appel d’offre). L’ARMP est une autorité administrative et autonome qui ne dépend pas du Ministère de l’Economie et des Finances.L’Autorité contractante avec ses trois principaux organes à savoir Personne Responsable des Marchés Publics (PRMP), Commission de passation des marchés publics et la commission de contrôle  font tout le travail afférent aux passations et rend compte en dernier ressort au Ministère des finances qui s’assure si toutes les étapes ont été respectées.   Tous les actes du Sieur Ayassor dans le cadre des passations des marchés  selon nos investigations sont posés dans les règles de l’art.
            L’autre autorité qui est aussi dans le collimateur des détracteurs est le sieur Outchantcha, Directeur Général de la SAFER, à qui on impute l’origine  du canton de Défalé alors qu’il est un ressortissant de la Kéran. On lui fait aussi le procès d’une gestion scabreuse des péages, alors qu’il n’en est rien.11124537_378975678963274_2114464684579500580_n
Ayassor, ou la rigueur au service du développement
            Propulsé depuis huit ans à la tête du ministère de souveraineté de l’Economie et des Finances, ce professeur d’Université, qui a eu à occuper d’importants postes sous Eyadema, n’a de cesse de faire la preuve de ses compétences. Comment diantre, peut-on comprendre que quelqu’un qui ne dispose pas des atouts nécessaires pour gérer un  ministère y soit conservé pendant huit ans ? Si le Chef de l’Etat l’a rendu inamovible, c’est tout simplement parce qu’il trouve en lui quelqu’un qui est en mesure d’appliquer les règles rigoureuse d’une gestion saine qui puisse avoir pour retombée directement l’épanouissement de l’économie togolaise. Des mains noires tapies dans l’ombre s’acharnement contre le ministre par médias interposés pour le nuire et le vouer aux gémonies. C’est sera peine perdue. On ne change pas une équipe qui gagne dit-on souvent. Comment peut-on faire croire que celui qui a permis au Togo de regagner la confiance des bailleurs internationaux en assainissant les milieux économique et financier puissent être ainsi traité de tous les noms d’oiseaux et que sa tête soit mise à prix. Pour certains, Ayassor n’a plus sa place dans la prochaine équipe gouvernementale qui sera mise sur pied au terme du scrutin présidentiel du 25 avril prochain. Le Doyen, comme nous l’appelons très affectueusement, a encore plusieurs cordes à son arc malgré le poids de l’âge. Même si par miracle, le Chef de l’Etat lui retire sa confiance pour qu’il puisse se reposer après plusieurs années de bons et loyaux services, il aura au moins le mérité d’avoir pris des engagements courageux et opéré des réformes dont son successeur pourra se délecter.
Le bilan du doyen à la tête de l’Economie et des Finances
            Dresser un bilan exhaustif du Ministre Ayassor au portefeuille de l’Economie et des Finances, serait trop prétentieux de notre part, cependant l’opinion nationale et internationale retiendront que c’est sous sa coupole que certaines réformes audacieuses ont été opérées. Au titre des réformes, on peut citer pêle-mêle la fusion des services des Douanes et des Impôts en une seule et unique entité, l’Office Togolais des Recettes, (OTR) qui a pour missions de lutter efficacement contre la corruption et l’évasion fiscale en vue de renflouer les caisses l’Etat. Cette nouvelle entité, tant décriée au départ, porte aujourd’hui ses fruits au grand bonheur des Togolais. Ayassor a eu le toupet de faire réduire les tracasseries relatives aux démarches pour l’installation des entreprises en République togolaise en instaurant le guichet unique. Cette audace, a considérablement réduit les dessous de table et permet aujourd’hui aux opérateurs économiques d’avoir à disposition en temps réel les documents nécessaires à l’installation des entreprises.
            C’est avec Ayassor que le Togo a atteint le statut de Pays Pauvre Très Endetté, ce qui a permis au pays de voir une partie importante de sa dette extérieure effacée et de bénéficier de la possibilité de nouveaux crédits.
             Contrairement à ce qu’on pense de lui, il s’est fixé comme objectifs l’amélioration des conditions de vie des travailleurs togolais, raison pour laquelle, sous son instigation, les fonctionnaires togolais du secteur public ont bénéficié à plusieurs reprises des avancements sur salaire et de l’exonération de certaines taxes, ce qui a permis au panier de la ménagère de prendre un peu plus de poids.
            Espérons que le Chef de l’Etat, fidele à ses principes de la continuité dans le développement, conservera ce rompu à la chose économique à son poste, ou mieux faire de lui le premier des Ministres.
    Elom Aziamagnon

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