Togo/ Marches intempestives de l’opposition : De la nécessité pour le gouvernement de prendre ses responsabilités pour mettre fin à cette pagaille

 

Depuis le 19 aout 2017, un groupe d’opposants réunis au sein de la Coalition des 14 bat régulièrement les pavés pour réclamer le retour à la constitution de 1992, le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir et les réformes constitutionnelles et institutionnelles.

Selon les experts, en six mois, ces manifestations de rues ont fait chuter de 40% les recettes fiscales. Plusieurs magasins ont mis la clé sous le paillasson, de grands  hôtels de renom qui font la fierté des Togolais ont baissé leurs rideaux mettant ainsi au chômage presque tous leurs employés. Les touristes ont changé de destination, les opérateurs économiques surtout les commerçants ne savent plus où se donner parce que leurs affaires périclitent de jour en jour. Ceux qui ont encore les reins solides essaient de résister dans cette atmosphère délétère où personne ne sait de quoi demain sera fait. Le Togolais vit désormais dans la hantise permanente et est traumatisé dès qu’on lui parle des manifestations de rues. Au port Autonome de Lomé, les affaires tournent au ralenti. Certains hommes d’affaires se sont tout simplement repliés vers les pays voisins, ce qui constitue un manque à gagner très important pour notre pays.

Au grand marché de Lomé, les rues sont clairsemées et la misère et la désolation se lisent sur le visage des commerçants, qui franchement, ne savent plus quels Saints se vouer.

Chaque jour de marche de l’opposition, selon les statistiques, fait perdre plus d’un milliard de francs Cfa à l’économie nationale. Au-delà de l’aspect économique, les travailleurs sont entravés dans leur circulation les jours de marches. Pour aller d’un point à un autre, il faut se résoudre à faire des détours parce que les artères que doivent emprunter les marcheurs sont interdites de circulation, ce qui crée de véritables désagréments aux populations.

Pour décanter la situation, le Chef de l’Etat Ghanéen a pris l’initiative de jouer aux facilitateurs dans dialogue auquel toute la classe politique, tant du pouvoir que de l’opposition a donné son onction. Les travaux préparatoires dudit dialogue ont permis aux protagonistes de parapher un règlement intérieur définissant les modalités et tous les contours du dialogue. Selon les dispositions du règlement intérieur, « les deux parties s’engagent à suspendre leurs manifestations publiques » pendant toute la période des pourparlers. Malheureusement, c’est avec beaucoup de surprises et de consternation que l’opinion avait appris en fin de semaine dernière que la Coalition des 14 avait programmé des manifestations de rue pour les 13, 14, 15 et 17 mars 2018. Dès qu’il a été informé, le Chef de l’Etat Ghanéen a demandé aux organisateurs de sursoir à leurs marches et de lui accorder une semaine pour relancer les débats et rétablir la confiance mutuelle entre les responsables politiques, ce qui fut accepté par la coalition. Mais cette même coalition revient à la charge et est en train de reprogrammer une autre série de manifestations pour la semaine prochaine. L’entêtement dont font preuve ces leaders de l’opposition est la preuve palpable que ce sont des gens qui sont insensibles à la douleur des Togolais, douleur qu’ils prennent un vilain plaisir à infliger à la population. Nos investigations nous ont permis de nous rendre compte qu’ils se font remplir gracieusement les poches par les subventions que les membres de la diaspora leur accordent. Ils se la coulent belle, voyagent à volonté, mais réduisent les Togolais à l’état de pauvreté les réduisant ainsi à l’état de mendicité. Comment peut-on comprendre que des gens qui se disent patriotes et aspirent à présider un jour aux destinés de notre nation peuvent être si cruels vis-à-vis de leurs concitoyens ?

Cette situation de précarité dans laquelle végètent les Togolais et la dérive vers laquelle coure notre pays nous obligent à interpeller le gouvernement pour qu’il prenne ses responsabilités. Il doit veiller à ce que la loi sur les manifestations publiques soit revue afin que les marches ne soient plus un cauchemar pour les Togolais et une menace pour l’économie nationale. Les marcheurs ont fait assez de torts aux Togolais et il n’est plus question qu’ils en fassent davantage. Le ministre de l’administration territoriale et son collègue de la sécurité doivent frapper du poing sur la table. Une révision de la « loi Bodjona » s’impose. Cette loi qui autorise les manifestations de rue en semaine a fait son temps et mérite d’être revue pour que désormais, les marches n’aient lieu que les samedis. Avec cette modification, les souffrances des Togolais seront amoindries et l’économie en souffrira moins. Les Togolais n’en peuvent plus d’être ainsi malmenés par un groupe d’individus sans foi ni loi, animés par l’esprit de voir les Togolais souffrir dans leur chair.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *