Togo: Le Professeur Dodzi Kokoroko livre la version des faits suite aux échauffourées sur le campus de Lomé

 

            Certains étudiants de l’Université de Lomé, réunis au sein du Mouvement pour l’Epanouissement de l’Etudiant Togolais (MEET) étaient en assemblée générale hier sur le campus quand les choses ont dégénéré. L’assemblée générale, dont l’objectif était de faire le point sur les revendications des étudiants, a tourné au vinaigre lorsque les membres et sympathisants du MEET avaient décidé délibérément de violer l’accord intervenu entre les responsables du MEET et les autorités de l’UL sur les lieux de l’assemblée générale. Le professeur Dodzi Kokoroko, Président de l’UL est revenu sur les circonstances dans lesquelles il a été obligé de faire appel aux forces de Police pour appuyer les éléments de la Police universitaire afin de venir à bout de ces apprenants déchaînés qui, visiblement, ne sont pas satisfaits malgré tous les efforts que déploient les autorités universitaires pour les mettre à l’aise.

            « Devant les jets de pierres des adhérents et sympathisants du MEET, le président de l’UL a, à bon droit, sollicité le concours de la police nationale », a reconnu humblement le Professeur Kokoroko. Selon lui, si les autorités universitaires en sont arrivées à prendre cette décision ultime, c’est parce que les étudiants, qui avaient reçu l’autorisation de se regrouper, avaient unilatéralement décidé de changer la place où devrait se tenir le meeting, en violation de l’accord qui stipulait que l’AG devrait avoir lieu sur un terrain vague et non devant l’amphi 600.

            Pour le premier responsable du campus de Lomé, ce changement “spectaculaire et irresponsable” des lieux de l’AG s’explique tout simplement par la volonté des étudiants membres du MEET de perturber le déroulement normal des cours en essayant de faire sortir les autres étudaints qui sont plus préoccupés par leurs cours que par des meetings. Si l’AG a été empêchée, c’est parce que depuis certains temps, “les assemblées générales n’ont plus vocation à empêcher le déroulement des cours magistraux et des travaux dirigés”, a rappelé l’Agrégé des Sciences juriques et politiques”.

            Ces étudiants qui se réunissent dans les différentes associations et mouvements sur le campus de Lomé, ont à notre avis la mémoire trop courte et affichent une ingratitude et une inconscience sans précédents. Ils n’ont aucun égard pour les efforts consentis quotiennement par le Professeur Kokoroko et son équipe pour améliorer leurs conditions de vie et d’études. Il y a quelques années, c’est difficile de se promener la nuit sur le campus de Lomé. L’enceinte est plongée dans le noir et tous ceux qui s’y aventurent la nuit, courent le risque de faire agresser. Aujourd’hui, les rues sont non seulement bitumées mais elles sont aussi électrifiées, ce qui permet aux apprenants de rester tard dans l’enceinte sans crainte de se faire violenter.

            Le restaurant universitaire, qui, il y a quelques années, n’existait que de non, a fait, sous l’ère Kokoroko, peau neuve avec piscine. Les bibliothèques sont rénovées et équipées en martériels didactiques de pointe, ce qui permet aux futurs cadres de la nation de mener facilement leurs recherches. Pas plus tard que le week-end dernier, les autorités de l’UL ont inauguré le réseau Wifi haut débit sur la campus, tout ceci dans l’intention de faciliter les recherches.

            Malheureusement, c’est dans cette ambiance d’amélioration constante de leurs conditions, que certains étudiants, manipulés par les leaders politiques cherchent à remettre en cause tous les efforts et à saper le moral de leurs camarades qui sont plus conscients de leur avenir. Comment peut-on comprendre que des jeunes gens, qui aspirent à travailler un jour pour le développement du pays, puissent se mettre en travers des efforts du gouvervement? On a plutôt l’impression que l’ingratitude et le manque de respect à autrui sont la chose la mieux partagée par certains parmis eux. La plupart des associations et mouvements qui quadrillent l’espace universitaire disent lutter pour les droits des étudiants. Mais on a l’impression qu’ils oublient que les autres étudiants aussi ont le droit de prendre part ou non aux assemblées générales.

            Après avoir perdu tout leur temps à arpenter inutilement les rues de Lomé aux côtés des leaders politiques de l’opposition, ces jeunes étudiants viennent déverser leurs dévolus sur leurs camarades qui ne partagent pas la même vision qu’eux. C’est vraiment regrettable pour le Togo d’avoir une relève si ingrate et si inconsciente.

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