Togo / Le Ministre de la décentralisation se décentralise

Gilbert Bawara, Ministre Togolais de l'Administration territoriale

Gilbert Bawara, Ministre Togolais de l’Administration territoriale

Le Ministre Togolais de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, Gilbert Bawara est en mode décentralisé. Il a entamé depuis la semaine dernière une tournée de sensibilisation qui le conduira dans une dizaine de cantons dans le Grand Lomé. Partout, il sème les graines de la paix pour la période d’avant, pendant et après le scrutin présidentiel du 15 avril prochain.
Après Togblékope et Bè la semaine dernière, c’est le canton de Sagbado qui a reçu le ministre et la délégation qui l’accompagnait le dimanche dernier.
A Sagbado, le ministre a exprimé toute sa gratitude aux populations et responsables traditionnels qui sont sortis très nombreux pour écouter le message qu’il a pour eux. Il s’est débarrassé de son costume de ministre pour leur parler en simple citoyen togolais, comme pour dire qu’un ministre est avant tout une personne ordinaire, « Aujourd’hui, c’est le citoyen Gilbert Bawara qui a choisi de vous rencontrer pour discuter et échanger avec vous. Quand on observe la situation dans le pays, je me dis qu’il y a une nécessité d’entamer une rencontre citoyenne », a-t-il indiqué.
Abordant la problématique du prochain scrutin présidentiel, Mr Bawara a insisté sur l’obligation pour le citoyen d’accomplir son devoir civique. “Il n’y a pas de démocratie sans élection. Il faut que le citoyen ait la possibilité d’aller au vote. Nous devons assumer ce droit dont nous jouissons. C’est une responsabilité citoyenne. Si vous exercez ou pas ce droit, le Président élu sera le Président à nous tous. Il vaut mieux participer au vote, et contribuer au renforcement de la démocratie”, a conseillé le Ministre.
Toujours dans le même ordre d’idée, il a fustigé les responsables politiques et les Organisations de Défense des Droits de l’Homme qui prênent le boycott le 15 avril. Il a demandé aux populations de Sagbado de ne pas les écouter puisque selon lui l’expérience du boycott n’a pas porté ses fruits de par le passé, “Ne suivez pas ceux qui prônent le boycott. Si c’était la solution, on le saurait depuis. Si nous revisitons l’histoire de ce pays, des gens ont boycotté les élections. Ça n’a résolu aucun problème. Quand on pose un acte, et qu’on constate que ses conséquences ne sont pas positives, on ne le fait plus. N’écoutez pas ceux qui prônent le boycott. Si nous voulons que la démocratie aille de l’avant, ce n’est pas en détruisant les éléments de cette démocratie », a t-il rappelé.
Un regard sur l’histoire récente du Togo, nous fait constater que les élections sont souvent suivies de violence et c’est pour barrer la route à ces comportements peu civiques, que le ministre a pris son bâton de pélerin pour sensibiliser les populations sur l’importance de la préservation du climat de paix au lendemain du scrutin, gage de tout développement. Il l’a fait comprendre aux laborieuses populations de Sagbado, “Par le passé, il y a eu des violences. Certains de nos frères et sœurs ont franchi les frontières pour aller se réfugier au Ghana. Mais depuis 2006, avec la signature de l’Accord Politique Global, et votre participation active, nous avons organisé de bonnes élections en 2007, 2010, 2013, et il est important qu’en avril 2015, nous soyons en mesure d’organiser des élections aussi démocratiques et apaisées que celles des années que je viens de citer. Plus jamais, nous ne devons profiter des élections pour des règlements de compte, pour détruire ce qu’on construit ensemble. C’est le premier défi. Nous ne devrons pas ouvrir nos portes à l’instabilité, à l’insécurité », a-t-il indiqué avant d’aborder le manque de certaines infrastructures de base dans le canton. “Je n’ai pas besoin de parler de cette localité de manière particulière. Mais en circulant, on sait qu’il y a beaucoup de choses que nous devons encore faire. Vous n’avez pas un centre de santé et un marché dignes de ce nom. Il nous faut impérativement réussir l’élection présidentielle pour que le Président qui sera élu, hérite d’un pays pacifique, pour poursuivre le vaste chantier de développement socio-économique entamé, et qui porte déjà ses fruits. L’élection présidentielle n’est pas une finalité”, c’est pourquoi, a-t-il poursuivi, “Pour développer le pays, chaque minute compte. Et votre contribution est précieuse”.
Avant de prendre congé de ses hôtes, le Ministre les arassurés qu’il a pris bonne note de leurs doléances, et a promis y veiller.
Dans les tout prochain jours, il sera dans les localités de Agoè, Vakpossito, Baguida, Zanguéra, Amoutivé, Aflao Gakli, et Legbassito, où il délivrera le même message.

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