Mayweather-Pacquiao : les 5 raisons pour lesquelles c’est le combat du siècle

1. Une affiche alléchante à laquelle on ne croyait plus

Cinq ans ! Il aura fallu attendre tout ce temps pour que Floyd Mayweather, Manny Pacquiao et leurs promoteurs respectifs se mettent d’accord pour une rencontre. En signant pour 6 combats avec Showtime il y a un an et demi, « Money » a d’un coup rendu le projet possible avec « PacMan » et son partenaire Top Rank. Et le principe d’un combat a été conclu lors d’une rencontre à l’improviste entre les deux hommes à l’occasion d’un match de NBA, à Miami, en janvier dernier. Si les deux avaient continué sous la bannière HBO, cela aurait été plus simple.

« J’aurais adoré que ce combat ait lieu il y a quelques années, quand ils étaient chaud bouillants tous les deux, mais par certains aspects il reste intéressant aujourd’hui. Cela aurait été une honte qu’il n’ait jamais lieu », a déclaré Ricky Hatton, qui a été l’un des cinq à boxer l’Etasunien et le Philippin. « Le monde entier réclame ce combat depuis cinq ou six ans. Tout le monde a le droit de savoir qui est le meilleur dans notre sport », a ajouté Miguel Cotto, champion WBC des moyens.

Pour beaucoup, le combat arrive effectivement tard mais assister à ce qu’on ne pensait plus possible crée ce sentiment d’excitation qui donne à une affiche un parfum d’exception. Et ceci est justifié aux yeux des amateurs de boxe, qui ont vu quelques combats dilatoires de Pacquiao et Mayweather, portant la boxe à bout de gants chez les Super welters et Welters, les catégories de loin les plus denses en terme de qualité.

2. Une opposition de styles qui va ravir tous les amoureux du noble art

Mayweather le droiter, Pacquiao le gaucher, Mayweather le cérébral, Pacquiao le généreux, Mayweather le bling-bling, Pacquiao le réservé… : difficile d’imaginer combattants plus différents. Jusqu’à leurs entraîneurs et entourages respectifs.

On ne risque donc pas de s’ennuyer samedi soir à Las Vegas, d’assister à un affrontement stérile entre des clones. Une assurance de plus qui garantit le label « combat du siècle ».

3. Le MGM, un écrin magique

Il faut plus qu’un ring pour faire entrer un combat dans l’histoire. Après le Ceasar Palace, roi des réunions dans les années 80 et 90, le MGM Grand s’est réservé l’écriture des plus grandes pages de la boxe moderne. Mayweather s’y est affiché en 2007 contre De la Hoya, pour une victoire fondatrice. Depuis, l’Américain résident de Las Vegas a donné au MGM une dimension particulière en alignant les combats. Contre Pacquiao, il va recevoir en quelque sorte. Pour la 11e fois de suite.

4. Mayweather ou Pacquiao, un grand nom va tomber de son piédestal

Un « combat du siècle » qui n’oppose pas des lourds ? Mayweather et Pacquiao n’en sont pas mais ils ont su forcer et mériter ce label.

L’Américain a été couronné 6 fois dans 5 catégories différentes, des super plumes (58,967kg) aux super welter (69,853) et le Philippin a fait encore plus fort en dominant dans 8 catégories, des mouches (50,802kg) aux welters (66,778kg). 15,976 kg, le grand écart !

Les deux phénomènes qui ont éclipsé les autres catégories vont donc offrir une explication ultime, tranchante de laquelle il ne restera plus qu’un monstre pour l’histoire. Et là, c’est évidemment Mayweather, invariablement vainqueur en 47 combats, qui a le plus à perdre face à un PacMan qui a rencontré cinq fois la défaite, certes parfois jeune.

On peut reprocher à Mayweather, 38 ans, d’avoir soigneusement sélectionné ses adversaires, comme il le fait aujourd’hui vis-à-vis de Pacquiao, que beaucoup jugent sur le déclin à 36 ans. Mais il se met sûrement plus en danger que nombre d’observateurs veulent bien l’admettre. Un risque qui ne peut que magnifier sa carrière, ou le plonger dans un abime de doute, comme le croit George Foreman. « J’en était à 38 victoires pour 0 défaite quand j’ai affronté Muhammad Ali. Quand j’ai perdu, j’ai sombré dans une dépression profonde. L’argent, les matches de revanche, rien de tout cela ne comptait car j’étais perdu », se souvient l’ex-champion du monde, qui pense Mayweather exposé au même spectre.

Pour « Money », la défaite est juste de la théorie ; une clause dans son contrat ouvrant le droit à une revanche. Mais jamais en cas de victoire.

5. Un combat qui va relancer l’intérêt de la boxe

Le dernier « combat du siècle » avait sûrement opposé Mike Tyson à Evander Holyfield le 28 juin 1997, à Las Vegas. Sachant que Floyd Mayweather – Oscar de la Hoya, le 5 mai 2007 à Las Vegas, n’avait jamais été présenté et « vendu » comme tel. C’est une évidence : Floyd Mayweather et Manny Pacquiao rallument la flamme de la boxe pour le bonheur du plus grand nombre.

source eurosport1471246-31422040-1600-900

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