LE PRESIDENT FAURE A BAMAKO POUR UN ACCORD DE PAIX

Le Mali accueille, ce vendredi, une cérémonie de signature d’accord de paix hautement protocolaire à Bamako. Parmi les protagonistes, on retrouve une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement, dont le président du Togo Faure Gnassingbé. Mais il faut noter l’absence de la rébellion à dominante touareg qui réclame des discussions supplémentaires.

« Le paraphe est juridiquement distinct de la signature. Et c’est à ce titre que nous avons apposé notre paraphe au document d’Alger dans le but de continuer les discussions », explique ainsi Mossa Ag Attaher. Le porte-parole du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, membre de la CMA), basé à Ouagadougou, complète : « Pour nous, au niveau de la CMA, le paraphe est un acte politique important qui démontre la bonne foi et la bonne volonté et toute la détermination de la CMA à aller vers l’aboutissement du processus de négociations et arriver à la paix. »

Le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) Mongi Hamdi a néanmoins estimé, dans un communiqué, qu’après ce paraphe, le ‘processus de paix entrera dans une phase déterminante avec la signature’ vendredi.

Le président zimbabwéen Robert Mugabe, également président en exercice de l’Union africaine (UA), son homologue guinéen Alpha Condé et la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie Michaëlle Jean, étaient déjà vendredi matin à Bamako.

La France est représentée la secrétaire d’État chargée du Développement Brigitte Girardin.

Le Togo a plusieurs centaines de soldats déployés au Mali dans le cadre de la Minusma.

L’accord de paix prévoit la création d’Assemblées régionales dotées de pouvoirs importants, élues au suffrage universel direct, mais, comme le souhaitait Bamako, ni autonomie ni fédéralisme et ne reconnaît l’« Azawad », nom par lequel les rebelles désignent le nord du Mali, que comme une« réalité humaine », sans contenu politique.

Le nord du Mali est tombé à la fin du premier trimestre 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Les jihadistes ont été dispersés et partiellement chassés de cette zone par l’opération militaire internationale déclenchée en janvier 2013 et toujours en cours. Mais des zones entières échappent encore au contrôle du pouvoir central.

La cérémonie doit débuter à 15h TU.

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