G20: Obama et Poutine s’entendent sur la Syrie

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Réunis à l’occasion du G20, ce dimanche 15 novembre à Antalya en Turquie, Vladimir Poutine et Barack Obama se sont entretenus en tête à tête en marge du sommet. Les présidents russe et américain ont amorcé une phase de dégel sur le dossier syrien et réalisé de sérieux progrès en vue d’une résolution du conflit.

C’est l’une des surprises du G20. Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Barack Obama se sont parlés en tête à tête, lors du sommet qui se tient ce dimanche 15 novembre à Antalya en Turquie.

Aucun rendez-vous officiel n’était prévu et pourtant les deux dirigeants se sont longuement entretenus. Trente-cinq minutes, entourés par leurs conseillers respectifs. Pendant une pause, entre deux réunions plénières, ils se sont installés dans des fauteuils, à l’écart des autres dirigeants pour harmoniser enfin leur position sur la Syrie.

Vladimir Poutine et Barack Obama disent d’une même voix qu’il faut un cessez-le-feu et une transition politique, sous l’égide des Nations unies. C’est-à-dire une négociation entre Bachar el-Assad et l’opposition. Cet accord s’inscrit dans la lignée des discussions de Vienne.

Les grandes puissances se sont entendues samedi, lors d’une réunion dans la capitale autrichienne, sur un calendrier qui prévoit une rencontre d’ici au 1er janvier prochain entre représentants de l’opposition syrienne et du régime sous l’égide de l’ONU, la formation d’un gouvernement de transition dans les six mois et l’organisation d’élections d’ici 18 mois. Obama et Poutine apportent ainsi un soutien de poids au processus de règlement pacifique en cours.

Pas d’annonce concernant le sort de Bachar el-Assad

Les attentats de Paris revendiqués par l’organisation Etat islamique ont visiblement été le catalyseur de ce réchauffement russo-américain. Les deux chefs d’Etat estiment que ces attaques terrifiantes rendent encore plus urgente une solution au conflit syrien, responsable de la morts de 250 000 personnes en près de quatre ans et demi.

« Nous avons des objectifs stratégiques liés à la lutte contre l’EI, et ceux-ci sont proches l’un de l’autre, mais il reste toujours des divergences sur la tactique », a commenté un conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov.

En revanche, on ignore s’ils ont évoqué le sort de Bachar el-Assad, principal point de désaccord. Fidèles alliés du président syrien, les Russes veulent à tout prix maintenir au pouvoir, tandis que les Etats-Unis exigent son départ.

Source africa24

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