Crise au Burkina Faso: création d’un cadre de concertation des sages

Les soldats du régiment de sécurité présidentielle (RSP) et l’armée demandent le départ de tous les militaires des organes de la transition. Le président de la transition a multiplié les concertations depuis le début de cette crise. Jeudi 9 juillet il avait prévu de s’adresser aux Burkinabè pour la première depuis le début de cette crise, mais son discours a été reporté à ce vendredi.

Les concertations entre le président de la transition, les chefs militaires, les autorités religieuses et coutumières ont pris fin dans la nuit de jeudi à vendredi par la création d’un cadre de concertation des sages.

Etaient également présent à cette rencontre le Premier ministre Yacouba Isaac Zida, le général Pingrenoma Zagré, chef d’état-major général des armées, le général de brigade Gilbert Dienderé, l’ancien chef d’état-major particulier de la présidence, le Lieutenant-Colonel Céleste Coulibaly, le chef de corps du régiment de sécurité présidentielle (RSP).

Ce cadre selon un communiqué de la présidence du Faso, est un organe de « médiation », ayant pour mission d’œuvrer au « rapprochement des positions des acteurs politiques, militaires et civils ».

Toujours selon le même communiqué, les missions de ce cadre sont la décrispation de la tension sociale actuelle, c’est-à-dire, la crise née de l’exigence des militaires de retirer tout leurs représentants des organes de la transition.

Concernant le statut du régiment de sécurité présidentielle, ce cadre de concertation des sages propose de garder le statu quo et de rechercher une solution définitive après les élections.

Le communiqué final de la réunion de ce cadre de concertation ne fait pas cas du conflit entre le Premier ministre et le RSP, ses anciens frères d’armes.

Le président Michel Kafando avait prévu une adresse à la nation après cette réunion. Mais ce discours a été reporté pour ce vendredi. Il était 20h30 lorsque les équipes de la télévision et de la radio publiques ont été informées du report, sans plus de précision.

Pourtant, l’annonce de ce message du président Michel Kafando avait été faite au cours du journal de la mi-journée de la télévision nationale.

Cette première intervention du président Michel Kafando au sujet de la crise entre le chef du gouvernement et le régiment de sécurité présidentiel était très attendue par les Burkinabè.

SOURCE RFI

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