BURKINA FASO/Etats généraux de la justice : Faire l’état des lieux pour aboutir à un renouveau de la justice.

1622783_394263487422594_8014586469439854447_n Le Président de la Transition, Président du Faso, et Président du Conseil supérieur de la Magistrature, Monsieur Michel KAFANDO a présidé le 24 mars 2015 à Ouagadougou, la cérémonie officielle d’ouverture des états généraux de la justice. Cette cérémonie a connu la présence tant des acteurs de la justice que des officiels parmi lesquels le Premier ministre, les membres du gouvernement, les présidents d’institutions, les représentants des organisations internationales, des diplomates, les représentants des forces de défense et de sécurité, les représentants des services déconcentrés et décentralisés, les autorités religieuses et coutumières. Pendant cinq jours, il sera fait un diagnostic de la justice dans notre pays. En effet, les enquêtes, études et fora font ressortir un constat peu reluisant : la justice est d’abord inaccessible ; ensuite elle manque cruellement de moyens, ce qui explique souvent sa lenteur ; enfin, elle est perçue comme partiale et fortement décriée car soupçonnée de corruption et d’interférences diverses qui aboutissent à l’impunité. De ce fait, cinq principaux thèmes sous forme de questionnement vont guider les travaux de ces états généraux : – comment rendre effective l’indépendance de la magistrature pour garantir l’impartialité ? – Comment réhabiliter la confiance entre les citoyens et la justice ? – Comment faciliter l’accès à la justice et la compréhension du droit ? – Comment assurer le bon fonctionnement du service public de la justice ? – Et enfin, comment prendre en compte les droits humains à toutes les étapes de la justice pénale ? Pour la ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux, les réformes profondes de la justice burkinabè passent par trois phases : la réhabilitation du système judiciaire ; la crédibilité du système judiciaire et la remise sur pied du pouvoir judiciaire. Selon madame Joséphine OUEDRAOGO, « la réhabilitation du système judiciaire » passe nécessairement par des « réformes profondes qui s’appuient sur la révision du statut des institutions et de leurs acteurs ». La « crédibilité », elle « exige une remise à niveau de ses modes opératoires, le renforcement du suivi et du contrôle des services, la diversification des compétences et la restauration de l’éthique dans les pratiques du monde judiciaire ». Quant à la « remise sur pied du pouvoir judiciaire », elle relève d’une « prise de responsabilité collective pour lui restituer son indépendance vis-à-vis des tenants du pouvoir exécutif, du pouvoir législatif et de toutes les forces de corruption ». Avant de déclarer ouverts les états généraux de la justice, le Président Michel KAFANDO a invité tous les participants à « revisiter tout l’appareil judiciaire, en associant les justiciables eux-mêmes, de façon à convenir d’un pacte qui nous oblige à asseoir une vraie justice, forte et accessible, indépendante et impartiale ». La quête d’une justice indépendante, intègre et efficace, a dit Michel KAFANDO, est « une priorité pour la Transition, vu les nombreux défis à relever, au double plan institutionnel et organisationnel, afin de changer les rapports que les justiciables entretiennent avec le service public de la justice dans son ensemble ». Le Président du Faso a aussi rassuré l’opinion quant à la volonté de la Transition de « renforcer la place de la justice dans l’Etat de droit et de la société, de manière à en faire un acteur essentiel dans la construction de la démocratie et du développement et, partant, un vecteur de la cohésion et de la paix sociales ». Au sortir de ces assises, l’on devrait parvenir à un « Pacte national pour le renouveau de la Justice ». Le vœu du Président Michel KAFANDO est que l’ensemble des forces vives de la nation « adhèrent » à ce pacte. Pour cela, il faudra la mise en place d’un « Mécanisme de veille, de suivi et d’interpellation visant à assurer le respect dudit Pacte », a-t-il indiqué. Véritable pari que constituent ces états généraux de la justice, car intervenant seulement trois mois après la mise en place de la Transition, les nouvelles autorités burkinabè posent là un acte fort et démontrent leur volonté de baliser le terrain pour la postérité. La Direction de la Communication de la Présidence du Faso Le Président du Faso a aussi rassuré l’opinion quant à la volonté de la Transition de « renforcer la place de la justice dans l’Etat de droit et de la société, de manière à en faire un acteur essentiel dans la construction de la démocratie et du développement et, partant, un vecteur de la cohésion et de la paix sociales ». Au sortir de ces assises, l’on devrait parvenir à un « Pacte national pour le renouveau de la Justice ». Le vœu du Président Michel KAFANDO est que l’ensemble des forces vives de la nation « adhèrent » à ce pacte. Pour cela, il faudra la mise en place d’un « Mécanisme de veille, de suivi et d’interpellation visant à assurer le respect dudit Pacte », a-t-il indiqué. Véritable pari que constituent ces états généraux de la justice, car intervenant seulement trois mois après la mise en place de la Transition, les nouvelles autorités burkinabè posent là un acte fort et démontrent leur volonté de baliser le terrain pour la postérité.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *